Photocall : quelle taille et quel visuel pour votre stand
Un photocall travaille pour l'objectif, pas pour l'œil du visiteur qui passe dans l'allée. Ce qu'on en retire tient en une chose. Des photos où le nom de l'entreprise reste lisible après recadrage, republiées par des gens qui ne sont pas payés pour le faire. Rien à voir avec la borne photo qu'on loue pour une soirée, celle qui imprime des tirages sur place. Ici, il n'y a ni borne ni tirage. Un mur imprimé, un peu d'espace devant, et le reste se joue sur le fichier.
Un photocall se juge sur la photo, pas depuis l'allée
Tous les autres supports d'un stand se lisent à l'œil, de face, en marchant. Celui-là non.
Il se regarde plus tard, sur un écran de téléphone, par quelqu'un qui n'était pas au salon. Entre les deux, la photo a été prise de travers, recadrée au format carré, et deux personnes se sont mises devant. Ce qui reste du mur après ce parcours, voilà le seul résultat qui compte.
Les fournisseurs le rangent tantôt sous le nom de mur d'image, tantôt sous celui de fond de scène. Le mot change selon le rayon, la demande est la même.
Un logo unique au centre ne survit à aucun recadrage
Le réflexe est de poser le logo en grand au milieu et de laisser du vide autour. C'est de l'argent jeté. La moitié des photos couperont ce logo, l'autre moitié le cachera derrière une tête.
Un visuel de ce genre se construit en trame, c'est-à-dire un même bloc répété en quinconce sur toute la surface. Assez serré pour qu'un cadrage quelconque en contienne toujours un entier. Le cadrage décide.
Le reste suit. Pas de texte fin, pas de signature de trois lignes sous le logo, du contraste franc entre le fond et la marque. Les contraintes de fichier restent celles de n'importe quel grand format, et notre guide pour préparer ses fichiers d'impression les reprend en détail.
Toile sur structure pliante : ce qui arrive dans le sac
Sous le visuel, il y a une structure pliante en aluminium et une toile qui vient s'y fixer par bandes auto-agrippantes. Le tout repart dans un sac de transport.
Cette séparation entre le cadre et la toile est ce qui rend le support intéressant sur la durée.
- 1pièce à réimprimer, la toile
- 2pièces qui repartent, cadre et sac
Quand le logo évolue, ou quand le salon suivant demande un autre message, seule la toile se refait. Le cadre et le sac restent. Un exposant qui sort deux fois par an amortit donc sa structure et ne repaie que l'impression, ce qui n'est pas l'arithmétique d'un support jetable. Le nombre d'éditions dans l'année décide du reste, et notre calendrier des salons de Suisse romande liste chacune avec le lien de son organisateur.
Il existe aussi des versions à cadre rigide, sur lesquelles la toile se tend au lieu de se poser. Plus droites, mais plus lourdes à emporter. Notre page sur le backdrop en tissu tendu les traite à part.
Le recul devant le mur coûte de la surface de stand
Un mur imprimé ne se photographie pas collé au nez. Il faut de la place vide devant, et cette place est de la surface de stand que vous payez au mètre.
Voilà la contrainte qu'on découvre trop tard. Sur un petit emplacement, la question n'est pas de savoir jusqu'où le mur peut être large. Elle est de savoir combien de plancher il reste une fois le photographe en position. Un mur trop grand pour son stand se photographie mal et mange l'espace où les gens devraient discuter.
Deux sorties existent quand la surface manque. Poser le mur dans un angle, ce qui permet de reculer en diagonale. Ou l'installer contre la cloison mitoyenne et photographier depuis l'allée, une disposition à valider avec l'organisateur. Notre guide sur les dimensions d'un photocall et le recul nécessaire reprend le calcul cas par cas.
La taille se fixe avant le visuel
Notre partenaire d'impression range ce support parmi ses présentoirs de salon. Mesurez le plancher disponible avant d'ouvrir la fiche : c'est la donnée qui manque toujours au moment de choisir un format.
Configurer un photocall chez notre partenaireAucune page de ce site n'est achetée. La commission arrive après votre commande, elle ne décide ni de ce qui est conseillé ici ni de l'ordre dans lequel les supports sont présentés.
Le photocall d'un salon professionnel ne sert pas au même public
L'objection revient à chaque devis. Personne ne va faire la queue pour se prendre en photo devant un stand de sous-traitance industrielle.
Vrai, et ce n'est pas le sujet. Les images qui sortent d'un salon professionnel viennent surtout de trois endroits. Votre propre équipe, le photographe mandaté par l'organisateur, et la poignée de main que vous immortalisez avec un client. Dans les trois cas, le mur est déjà derrière la scène. Il n'a personne à attirer, il a seulement à ne pas être vide.
D'où sa place sur le plan. Pas à l'entrée du stand, où il barre le passage, mais derrière la zone où l'on parle, comptoir ou table de rendez-vous. Regardez aussi d'où vient la lumière avant de fixer l'emplacement définitif.
La finition de la toile se voit au flash. Demandez au fournisseur ce qu'il propose en mat, et regardez un échantillon avant de valider un grand format brillant.
Un photocall doit-il être adossé à une cloison de stand ?
Presque toujours, oui. Le mur ne tient droit que s'il s'appuie ou s'il est calé, et un fond de scène qui gondole se voit tout de suite sur les photos. Une cloison mitoyenne de stand fait très bien l'affaire. Sans aucune cloison disponible, il reste l'angle du stand, qui donne deux appuis au lieu d'un et libère du recul en diagonale.
Vaut-il mieux un mur d'image large ou haut ?
Haut, s'il faut vraiment trancher. Le cadrage d'une photo de groupe monte plus qu'il ne s'élargit, parce que les gens se serrent naturellement et que le photographe recule rarement assez. Un mur qui s'arrête au niveau des épaules donne des images où le plafond nu du hall apparaît derrière les têtes. La largeur se rattrape toujours en resserrant le groupe. La hauteur perdue, elle, ne se rattrape jamais.
À quelle hauteur placer le logo pour qu'il sorte sur les photos ?
Dans le tiers supérieur du mur, jamais en bas. La partie basse d'un fond de scène est mangée par les corps dès qu'il y a plus de deux personnes devant, et elle disparaît complètement sur les photos de groupe. La zone qui reste visible en toutes circonstances est la bande située au-dessus des épaules. Si la trame couvre toute la surface, le problème ne se pose plus, puisqu'un motif entier tombera toujours dans le cadre.
Comment limiter les reflets sur les photos prises au flash ?
En jouant sur la finition de la toile, puis sur l'angle de vue. Une surface brillante renvoie le flash droit dans l'objectif et pose une tache blanche au milieu du logo. Demandez au fournisseur ce qu'il propose en finition mate avant de commander, et faites-vous envoyer un échantillon si le format est grand. L'autre correctif ne coûte rien. Photographiez légèrement de biais plutôt que perpendiculairement au mur, le reflet part sur le côté au lieu de revenir vers vous.
Une toile de fond de scène se range-t-elle pliée ?
Pliée, oui, c'est ce qui la rend transportable, mais les plis se voient au montage suivant. Le tissu garde la marque du rangement pendant quelques heures, parfois davantage selon la façon dont il a passé la nuit. Deux réflexes suffisent. Sortez la toile et montez la structure la veille plutôt que le matin, elle se détend seule. Et demandez au fournisseur, au moment de la commande, ce que sa toile tolère en repassage ou en défroissage, parce que la réponse change d'un tissu à l'autre.
Vos visiteurs republieront la photo, pas votre stand
La photo se prépare avant le mur. Sachez ce que vous voulez y voir avant d'arrêter un format.
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